70 ans, 70 poèmes écrits sur une dizaine de ces années. Lansan est un vaste champ de conversations entre l’auteur et d’autres, entre l’auteur et son moi ravagé. Il explore l’amour, l’amitié, la mort, les souffrances, gwopwèl épi lenbé, ses origines. Le recueil s’achève sur une note d’espoir. I vlé kwè a pa lèspwa a mal papay. L’auteur nous livre ce sentiment étrange qui veut que la fin ne puisse être que cendres. Sans doute ce qu’il lui reste d’une lointaine culture religieuse. Mais lansan est peut-être symbole de renaissance. Son expression fugace mais son odeur tenace. Ce champ devient chant, chant d’amour, de tendresse, de regards bienveillants toujours portés sur/vers l’Autre. Une quête, une demande, un besoin, un appel au secours mais aussi une main tendue. Bilingue par le hasard de l’histoire, Moïse Sorèze écrit dans les deux langues qu’il maîtrise le mieux : le français acquis et le créole inné. L’auteur vous fait découvrir les ressentis de sa première lectrice. Chaque texte est ponctué de l’expression spontanée de celle-ci. Démarche innovante et ô combien risquée. Ces vers, dédiés à deux de ses gangann, reflètent bien l’âme blessée du poète : « An sé tizanfan a istwa a dé pèp anbajouk… » « Je suis le petit-fils d’un homme noir, né esclave, libéré par l’Histoire. » Après vous avoir fait rire dans Blag é tipawòl (2020), Blag dèyè (2021), Moïse Sorèze publie son troisième ouvrage. Avec Lansan, il change de genre et vous invite à la poésie.

 

Langue : Français et Créole Guadeloupe
Format : 15,5 x 22 cm
Nb de page : 164

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