Mé, mwa mémwa ! Le bulletin d'information de Mai.

Mé, mwa mémwa ! Le bulletin d'information de Mai.

Aux Editions Nèg Mawon, nous ne cessons de créer et renforcer notre lien avec vous, les lecteurs, et avec d'autres acteurs du livre et de l'édition. Une mission qui se veut d'autant plus nécessaire en ce mois de Mémoires, qui vient nous rappeler l'urgence d'une valorisation de notre patrimoine littéraire, culturel, artistique. 

Nous revoici donc avec le bulletin d'information mensuel, où les mots de Maryne Rousseau, ont fait écho à notre actualité. Dans l'édito de ce numéro, Maryne écrit :

« ... Le mois de mai est rattaché à une symbolique forte en Guadeloupe. Mois de commémoration de l’abolition de l’esclavage, mais aussi mois du souvenir des évènements traumatiques de mai 1967. C’est en mai 1802 également que les résistants au rétablissement de l’esclavage se donnent la mort à Matouba, quelques jours après « le dernier cri de l’innocence du désespoir » lancé par Louis Delgrès.

Yo té pou nou sé ! Avec ces mots vibrants, l’ouvrage collectif Yo té pou nou sé nous invite à la mémoire de ces « nou » du passé, ces ancêtres tout âges et sexes confondus qui ont péri au nom de la liberté.

Mé, mwa mémwa, pour se souvenir des luttes menées par les générations précédentes qui ont foulé notre archipel guadeloupéen et ont laissé des marques indélébiles dans les esprits des générations futures. Indélébiles certes, pour celles qui ne sont pas tombées dans l’oubli. Parler de mémoire, en effet, c’est aussi se positionner en faveur du refus à l’oubli. Se souvenir, se remémorer, afin de ne pas occulter les legs hérités de femmes et d’hommes du péyi.

C’est dans cette optique de valorisation du travail réalisé par des figures peu connues, voire quasiment inconnues du grand public, que s’inscrivent les diverses biographies que vous retrouverez aux Editions Nèg Mawon. Florette Morand, Camille Daridan, Lucie Julia, Gérard Lauriette dit Papa Yaya, Alexandre Privat d’Anglemont, Gaston Germain-Calixte dit Chaben… Autant de noms et de parcours aussi différents qu’inspirants.

Pour commémorer, il est en effet nécessaire de connaître : l’acte de connaissance est fondateur de l’acte de mémoire.

Mé, mwa mémwa et donc, a fortiori, mwa listwa. Revisiter l’histoire coloniale à travers la dramaturgie comme nous le propose Guy Lafages, ou bien revenir sur des pans d’histoire plus récents avec l’Université Populaire « Lékol a nou sé ». Ainsi, en ce mois de mai, nous vous invitons à découvrir, ou redécouvrir, nos œuvres littéraires dédiées à la mémoire»  (Extrait de l'édito, de Maryne Rousseau, pour le bulletin 0523 des Editions Nèg Mawon)

En voilà des mots qui résonnent pour notre communauté d'auteur.e.s dont le travail de mémoire s'avère primordial pour les générations futures. Sur ces quelques lignes, nous vous laissons le soin de découvrir notre newsletter mensuelle : 

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